Un autre réveil sur l'île de Terschelling. En ce troisième anniversaire de décès, rien de triste, pas de mélancolie, seulement un beau prétexte de faire quelque chose de beau en la mémoire de papa. J'avais réservé pour l'occasion une activité spéciale : une randonnée à dos de cheval frison. Je suis arrivée sur le ranch avec mon fidèle e-bike et on m'a accueillie en me remettant un ti casque d'équitation, que j'ai mis tout de suite. I got the look ! Cinq minutes plus tard, je grimpais sur un cheval et on me donnait la bride. Sans indication, j'ai été lâchée sur le ranch avec ma grosse bête sans trop savoir que faire. Mon cheval a décidé qu'il en faisait à sa tête, a avancé vers un tracteur et s'est mis à manger une genre de corde qui était dessus. On m'a avertie de le tasser de là, mais comment ? C'est là qu'ils ont réalisé que j'avais pas un master en gestion du comportement équin. On m'avait mise par erreur dans le groupe des intermédiaires / avancés qui partaient courir sur la plage avec leurs chevaux, alors que j'avais réservé dans le groupe des débutants / peureux. Ça doit être le look du casque qui a fait qu'on m'a méconnue pour une pro. J'ai changé de cheval pour un autre qui était encore plus massif et je suis partie au pas chill avec un groupe d'environ 8 personnes.
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Mon cheval et moi sur la plage de Boschplaat.
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| À la queue-leu-leu. |
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| Une partie du groupe. |
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| Moi en mode cavalière. |
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| Je ne suis pas la seule à avoir la crinière au vent sur cette île. |
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| Après la randonnée, il faut traîner son cheval vers son box et j'avais tellement peur qu'il me pile sur le pied. Regardez-moi ce sabot qui peut facilement t'écraser tous les orteils. |
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| Les chevaux frisons, majestueux et puissants. |
C'était une belle randonnée de deux heures, mais j'aurais quand même apprécié faire un peu plus de trot. On en a fait 8 secondes et la madame derrière moi, un peu princesse avec des sandales et un chandail blanc en lin, a dit que ça lui faisait trop mal au cul. Ben oui madame, c'est un cheval frison, pas un fauteuil massant. Elle arrêtait pas de crier à sa fille dans une voix stridente, même mon cheval devait avoir envie de ruer, mais je savais pas comment lui ordonner. Après l'activité, on nous a offert le thé et j'ai pu regarder plein de moutons se faire tondre. Ça n'a pas l'air d'être leur moment favori à ces petites bêtes.
Next stop, j'ai été surprise d'apprendre que se trouvait sur l'île un bon vieux bunker de la deuxième guerre comme je les aime. En fait, ce n'est pas qu'un bunker, mais plus d'une centaine qui ont été installés par les allemands sur l'île, formant un complexe d'environ 7 hectares près de l'ancien poste de commandement Tiger, le quartier général. Ces bunkers et le Tiger formaient une partie du mur Atlantikwall. L'Atlantikwall était une ligne de défense construite par l'Allemagne nazie qui ne se résume pas qu'à Terschelling et les Pays-Bas. Elle protégeait le territoire contre une invasion alliée venant de l'Atlantique sur un front qui allait de la Norvège jusqu'à la frontière entre la France et l'Espagne. Fascinant ! Je m'aventure sur le site. L'atmosphère est assez lourde et réaliste, je me suis retrouvée dans de vrais labyrinthes de ruines : salle de commandement, cantine, salles de stockage, logements pour les soldats.
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| Ancienne enseigne du poste de commandement Tiger, le cerveau militaire allemand sur Terschelling. |
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| Ces bunkers ont été construits entre les années 1940 et 1945. |
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| Aujourd'hui, le site est un musée mes les installations sont d'origine, ce ne sont pas des reconstructions. |
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| Environ 85 bunkers de cette époque se trouvent encore camouflés dans les forêts et les dunes de West-Terschelling |
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Découpe d'une bouée de sauvetage d'époque.
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| Les bouées servaient à secourir les soldats tombés en mer ou des pilotes abattus et éjectés en vol au dessus de la mer du Nord. |
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| Tiger était une station radar très importante qui surveillait les avions venant d'Angleterre et guidait les opérations militaires de toute l'île. |
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| Quelques restes de structures militaires. |
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| Achtung Minen, ne veut pas dire Attention mon Minou, mais bien attention aux mines. S'tune autre game. |
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| Un chemin enfoui qui passe d'une porte souterraine à l'autre. |
J'ai repris mon vélo pour aller manger dans un restaurant que j'ai vu la veille dans ma ride de vélo, le Heartbreak Hotel, un resto de burgers à l'américaine. Playlist d'Elvis Presley, jukebox et chaises coussinées, ici c'est comme une version améliorée du restaurant Retro 50 de Rimouski. Un beach bar kitsch dont la localisation est idéale. Il prend sa place sur la plage sans la dénaturer ou la rendre trop commerciale. Le spot parfait, j'ai adoré.
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| Le chemin vers le restaurant. Qui peut se vanter d'avoir une telle entrée. |
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| La terrasse aux couleurs pastels, mais il y avait un peu trop de vent pour y choisir une place. |
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| Il n'y avait que ce Elvis et moi dans le restaurant à cette heure. |
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| Ma vue. Ça n'a pas l'air mais l'eau est très loin et ça prend plusieurs minutes s'y rendre. |
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| La Brewdog Elvis Juice, une IPA au pamplemousse, était une excellente bière. |
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| Le restaurant dans une localisation incroyable, sur ses pilotis face à la mer du Nord. |
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Il ne manque pas de plage ici.
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| Papa, qui était, lors de l'un de ses voyages, dans un décor qui ressemble pas mal à celui-ci. Les îles de la Frise étaient un choix réussi cette année, il aurait aimé y être. Tout va bien pour moi. |
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